Haiti : un groupe de défense des droits humains condamne les violences contre les manifestants à Kinshasa

La situation en République démocratique du Congo se dégrade

Un groupe de défense des droits humains, Human Rights Watch, a dénoncé l’usage excessif de la force par les forces de sécurité congolaises contre les manifestants qui protestaient le 12 juin à Kinshasa contre un projet de loi susceptible de prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi.

Selon Human Rights Watch, la police a dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes et des matraques et n’a pas empêché les attaques menées par des membres de la Force du Progrès, un groupe lié au parti au pouvoir, l’UDPS.

Des vidéos vérifiées montrent des affrontements, des dégradations de sièges de partis d’opposition et des attaques contre le siège de l’ECiDé, où des manifestants s’étaient réfugiés.

Human Rights Watch indique avoir documenté les blessures de plus d’une dizaine de personnes, dont plusieurs figures de l’opposition, ainsi que l’arrestation de dizaines de manifestants. L’organisation affirme également que certains membres de la Force du Progrès lui ont déclaré avoir été mobilisés par des responsables de l’UDPS pour empêcher la manifestation.

Les autorités congolaises ont ouvert une enquête sur les violences, tandis que l’UDPS soutient que les auteurs des attaques se sont fait passer pour des membres de la Force du Progrès. Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante et impartiale afin que les responsables soient traduits en justice.