Gabon : des timbres d’accise high-tech pour booster la fiscalité et la sécurité
Le Gabon s’apprête à franchir une étape majeure dans la modernisation de son système fiscal avec l’introduction de timbres d’accise haute technologie. Une avancée discutée lors d’un échange stratégique entre le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, et une délégation de la société canadienne Canadian Bank Note Company, dirigée par sa vice-présidente, Fuencisla Santiago. L’objectif ? Mettre en place un dispositif innovant pour sécuriser les produits soumis aux droits d’accise, tout en renforçant la traçabilité et l’efficacité des contrôles fiscaux.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large visant à moderniser les outils de gouvernance économique du pays. En ciblant spécifiquement les produits sensibles comme les cigarettes, les boissons, les médicaments et les cosmétiques, cette technologie promet de limiter les risques de fraude, de contrefaçon et de commerce illicite qui pèsent lourdement sur les recettes publiques.
Une solution technologique pour endiguer la fraude et la contrefaçon
Le système proposé repose sur des timbres d’accise sécurisés, conçus pour assurer un suivi rigoureux des produits concernés, de leur fabrication à leur mise en vente. Cette approche innovante permettrait de renforcer la lutte contre les circuits parallèles et les pratiques frauduleuses, tout en garantissant une meilleure conformité aux normes sanitaires et fiscales.
« Nous avons proposé au vice-président du gouvernement une collaboration visant à équiper le Gabon d’une solution technologique capable d’optimiser la perception des droits d’accise et, par ricochet, d’accroître les revenus de l’État », a précisé Fuencisla Santiago à l’issue des discussions. Une initiative qui pourrait aussi ouvrir la voie à une meilleure transparence dans les circuits de distribution.
Protection des consommateurs et renforcement des recettes publiques
Au-delà de l’aspect fiscal, cette innovation technologique jouerait un rôle clé dans la protection des consommateurs. En réduisant la circulation de produits contrefaits ou non conformes, elle limiterait les risques sanitaires et renforcerait la confiance dans les circuits légaux de commercialisation.
Pour les autorités gabonaises, l’adoption de ces timbres high-tech s’aligne sur une stratégie plus globale de digitalisation de l’économie. Face à l’évolution des menaces liées à la contrebande et aux réseaux criminels, cette solution permettrait de moderniser les outils de régulation, d’améliorer l’efficacité de l’administration fiscale et de sécuriser davantage les échanges commerciaux.
