Le Burkina Faso déclare deux diplomates européens persona non grata
Le gouvernement burkinabè a pris une décision ferme à l’encontre de deux représentants de l’Union européenne. Deux responsables en poste à Ouagadougou ont été déclarés persona non grata ce mardi 14 juillet 2026. Parmi eux figurent le chef de délégation adjoint chargé des questions médiatiques et la responsable des programmes au sein de la Délégation de l’UE, selon les informations transmises par l’agence officielle burkinabè.
Ces deux diplomates disposent d’un délai de 72 heures pour quitter le territoire burkinabè à compter de la notification officielle de leur expulsion. Aucune justification n’a été avancée par les autorités pour expliquer cette mesure.
Un contexte diplomatique tendu entre Ouagadougou et Bruxelles
Cette expulsion survient dans un climat déjà tendu entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Il y a quelques semaines, le ministre burkinabè des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur européen Daniel Aristi Gaztelumendi. Cette convocation faisait suite à l’adoption d’une résolution par le Parlement européen, perçue comme une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du pays.
Les autorités burkinabè avaient alors dénoncé le caractère hostile de cette résolution, soulignant que l’UE cherchait à imposer sa vision politique au détriment de la souveraineté nationale.
Vers une détérioration des relations diplomatiques ?
Cette mesure s’ajoute à une série d’actions récentes du Burkina Faso envers ses partenaires internationaux. Le 26 juin dernier, le pays avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, marquant une nouvelle étape dans son affirmation d’une politique étrangère indépendante.
L’expulsion de ces deux diplomates européens illustre le refroidissement progressif des relations entre Ouagadougou et Bruxelles. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur les accords de coopération et les programmes d’aide en cours.
Quelles conséquences pour les relations Burkina Faso-UE ?
Cette décision pourrait entraîner une réévaluation des partenariats existants, notamment dans les domaines de la coopération au développement, de la sécurité et des échanges commerciaux. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’ampleur de cette crise diplomatique et ses impacts concrets sur le terrain.
