Le Sénégal est le théâtre d’une évolution politique majeure. L’alliance autrefois inébranlable entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko a pris fin. Leur slogan de campagne de 2024, « Diomaye Moy Sonko » (Diomaye c’est Sonko), symbolisait une unité forte, essentielle pour le changement de pouvoir. Cependant, les réalités de l’exercice du pouvoir, les ambitions politiques divergentes et une situation économique nationale complexe ont mis un terme à cette collaboration.
Le 22 mai, le président Faye a limogé Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre. Peu après, Sonko a retrouvé son siège de député à l’Assemblée nationale. Fort de son charisme et de son soutien populaire, il a été élu à la présidence de cette institution législative. Cette élection propulse Ousmane Sonko au rang de deuxième personnalité de l’État sénégalais, le désignant comme le dauphin constitutionnel du chef de l’État. Paradoxalement, cette position le place également en première ligne comme le principal rival politique du président Faye, marquant ainsi une nouvelle ère pour la politique sénégalaise.
